Un Eté au Havre

L'art contemporain descend dans la rue et sur la plage au Havre en jouant avec l'architecture de la ville. Du 29 juin au 22 septembre 2019, Jean Blaise, organisateur de la saison artistique "Un Eté au Havre", invite de grands artistes à transformer la ville en un énorme terrain de jeu, à exprimer leur art dans l’espace public, enrichissant la collection existante de neuf nouvelles œuvres et installations.

Pour la 3e édition de la saison artistique "Un Eté au Havre", Jean Blaise l'organisateur invite de grands artistes à provoquer l’architecture, à transformer la ville en un énorme terrain de jeu, à exprimer leur art dans l’espace public.

Cette année, neuf nouvelles œuvres et installations enrichissent la collection existante d'oeuvres d'art contemporain monumentales du Havre. On découvre notamment la construction immense d’une ville éphémère en carton, par Olivier Grossetête, au Quai de Southampton, une expérience poétique, humaine et artistique. Un jardin suspendu baptisé "Sisyphus Casemate" par Henrique Oliveira, une œuvre hybride quasi vivante, créée in situ.

Des oeuvres inédites sur les façades Perret

Stephen Balkenhol, dans le centre reconstruit, propose une occupation des façades pour transcender l'architecture du Havre : des œuvres inédites sur les façades Perret et deux expositions de sculptures. "Fat Car" une œuvre de Narrow House, en centre-ville, se compose d’une étrange maison et d’objets du quotidien déformés.

L'œuvre lumineuse "Electric life", sur les cheminées de la centrale EDF, par Antoine Schmitt, veut ouvrir l’imaginaire à des formes de vie alternatives. "Oceangate" par Susan Philipsz, à l’Eglise Saint-Joseph, est une œuvre maritime à écouter. Enfin de jeunes artistes, Alice Baudet, Antoine Dieu et Baptiste Leroux, formés à l’école supérieure d’art et de design Le Havre – Rouen proposent eux-aussi des installations pour cette nouvelle saison.

"Un Eté au Havre" est également l'occasion de proposer trois grandes expositions. Le Dufy par Raoul Dufy au MuMa, le musée d’art moderne André Malraux du Havre, du 18 mai au 3 novembre 2019. Ainsi que "Exhibit !" et la structure "20 Windmills".

Enfin "Un Eté au Havre" accueille le festival MOZ’AÏQUE, du 17 au 21 juillet, qui se déroulera dans les Jardins Suspendus, et le week-end de la glisse avec le festival international des sports extrêmes, du 23 au 25 août à l’esplanade de la plage.

La saison artistique "Un Été Au Havre" est né en 2017 pour célébrer les 500 ans de la fondation de la ville et de son port. A l’image de la ville, cet événement s’est ancré dans l’audace et la modernité. L’installation d’œuvres d’art contemporain dans l’espace public, l’ouverture d’un dialogue artistique avec la ville et ses habitants : tel est l’ADN de cette manifestation. "Un Été Au Havre" a propulsé la ville dans une dimension artistique qui donne un coup de projecteur sur son architecture et inscrit Le Havre parmi les villes "furieusement tendance".

Les nouvelles oeuvres présentées au Havre à partir de l'été 2019 :

CITÉS OUBLIÉES par Olivier Grossetête

Le plasticien Olivier Grossetête nous invite à participer à la construction d’un monument éphémère en carton. À mi-chemin entre architecture et performance collective, le travail d’Olivier Grossetête donne un sens à l’expression "soulever des montagnes" lorsque les participants assemblent d’un même entrain des dizaines de mètres de carton pour réaliser une œuvre collective.

SISYPHUS CASEMATE par Henrique Oliveira
Henrique Oliveira, artiste brésilien, utilise des matériaux issus du contexte urbain, comme le bois provenant de palissades de chantier. L’artiste s’inspire entre autres d’ouvrages médicaux, plus particulièrement les études effectuées sur les pathologies physiques.

OCCUPATION DES FAÇADES par Stephan Balkenhol
Stephan Balkenhol privilégie les sujets comme le corps humain ou animal. Il questionne l’idéal classique de beauté en représentant des hommes et desfemmes d’aujourd’hui dans des poses simples en pied ou en portrait. Ses statues figuratives en bois, bronze ou céramique, sculptées de manière expressive, nous renvoient à notre propre image...

NARROW HOUSE et FAT CAR par Erwin Wurms
Erwin Wurm s’inspire autant de Fluxus que de la dérision Dada pour dénoncer, avec une légèreté mêlée de gravité, un quotidien illusoire et l’incongruité de nos existences. Il libère les objets usuels de leur contexte familier et leur donne un sens hors du commun, comme ces voitures déformées, ramollies, gonflées, ou le burlesque transgresse leur valeur symbolique de richesse ou d’appartenance sociale...

ELECTRIC LIFE (oeuvre lumineuse) par Antoine Schmitt
Héritier de l’art cinétique et de l’art cybernétique, nourri de science-fiction métaphysique, Antoine Schmitt crée des œuvres sous forme d’objets, d’installations, qu'il utilise pour traiter des processus du mouvement et en questionner les problématiques intrinsèques, de nature plastique, philosophique ou sociale.

OCEANGATE (installation sonore) par Susan Philipsz
Au cours des deux dernières décennies, la sculptrice Susan Philipsz a exploré le potentiel psychologique et sculptural du son. Elle crée principalement des installations sonores en utilisant des enregistrements de sa propre voix, engendrant des ambiances immersives qui renforcent l’attachement du visiteur à son environnement.

Les exposition de l'édition 2019 d'Un été au Havre :

  • Dufy au Havre, du 18 mai au 03 novembre 2019 (Muma, Musée d'art moderne André Malraux).
  • Exhibit, du 29 juin au 08 septembre (Le Tétris).
  • Stephan Balkenhol, su 29 juin au 29 septembre ( Le Portique, Centre Régional d'Art Contemporain du Havre-Bibliothèque Oscar Niemeyer)

En savoir plus :
- Un Eté au Havre (Lien externe)

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