The Peninsula Paris : un mythe revisité

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Restaurant étoilé l'Oiseau Blanc à l'hôtel The Peninsula Paris.
© The Peninsula Paris - Restaurant étoilé l'Oiseau Blanc à l'hôtel The Peninsula Paris.

Temps de lecture: 0 minPublié le 20 novembre 2017, mise à jour le 4 octobre 2026

Ancien hôtel Majestic ouvert en 1908, The Peninsula Paris cultive plus d’un siècle d’histoire à quelques pas de l’Arc de Triomphe. Le compositeur George Gershwin y a composé son célèbre poème symphonique « Un Américain à Paris ». Derrière sa façade Belle Époque restaurée, le palace fait aujourd’hui dialoguer patrimoine parisien, art contemporain et notes asiatiques.

Sous les lustres, l’art contemporain

Lobby de l'hôtel The Peninsula Paris.
© The Peninsula Paris - Lobby de l'hôtel The Peninsula Paris.

D’emblée, le hall de l’entrée principale du Peninsula Paris donne le ton. La cascade de 800 feuilles de cristal du lustre ponctue, avec une grâce aérienne, l’aspect monumental des lieux, entre sols en marbre et hauts plafonds. Aujourd’hui, patrimoine et création contemporaine cohabitent dans les espaces communs du palace, de Moon River de Xavier Corberó à The World Belongs to Me de Ben Jakober et Yannick Vu. Plus récemment, une sélection imaginée avec Opera Gallery, galerie internationale d’art moderne et contemporain, fait entrer dans l’hôtel les univers de Niki de Saint Phalle, Manolo Valdés, Feng Xiao-Min ou encore Kim Hee-Kyung. 

Suites d’exception, vues de Paris

Suite Katara à l'hôtel The Peninsula Paris.
© Will Pryce - Suite Katara à l'hôtel The Peninsula Paris.

The Peninsula Paris compte 200 chambres, dont 93 suites, qui mêlent teintes gris perle et crème, œuvres d’art et technologies discrètement intégrées. Trois d’entre elles font figure d’exception. La Suite Peninsula prolonge l’univers artistique du Palace avec son spectaculaire triple salon comprenant cheminée, piano à queue et œuvres d’art contemporain. La Suite Historique renoue avec l’esprit Belle Époque de l’édifice à travers parquet point de Hongrie, moulures, lustres en cristal et boiseries rehaussées de feuilles d’or. Au dernier étage, la Suite Katara fait entrer Paris dans le décor : son balcon de 90 m² et son jardin privé de 260 m² sur le toit-terrasse offrent un panorama spectaculaire sur la tour Eiffel et les monuments de la capitale.

Le brunch, version cantonaise

Brunch au restaurant Lili, à l'hôtel Peninsula Paris.
© Arbes - Brunch au restaurant Lili, à l'hôtel Peninsula Paris.

Chez LiLi, le décor inspiré des opéras chinois sert de toile de fond à une cuisine raffinée, nourrie par la gastronomie cantonaise et les spécialités d’Hong Kong. Chaque samedi dès midi, le restaurant décline cet univers autour d’un brunch généreux, pensé dans l’esprit des grandes tablées familiales. Dim sum préparés à la minute, découpe du canard laqué selon les gestes traditionnels, bar à thé et sonorités d’un instrument traditionnel chinois rythment l’expérience. Aux commandes, les chefs Tak Lau Yuen et David Bizet font dialoguer tradition cantonaise et savoir-faire français.

Détente au spa, yoga sous la coupole

Piscine du spa de l'hôtel The Peninsula Paris.
© Arbes - Piscine du spa de l'hôtel The Peninsula Paris.

Avec ses 1 800 m², le spa du Peninsula est tout simplement le plus grand spa d’hôtel à Paris ! Tout en granit et marbre précieux, il abrite six cabines individuelles et deux suites privées pour les soins. La piscine intérieure de 20 mètres, flanquée de deux bassins à remous, invite à la détente, tandis que le sauna et le hammam prolongent la parenthèse. Le samedi matin, on peut aussi s’extraire du spa pour une séance de yoga Vinyasa, suivie de quinze minutes de méditation, sous la coupole de La Rotonde en hiver ou sur le rooftop en été, face à la tour Eiffel… 

Thé et douceurs sous la verrière

Tea time au restaurant Le Lobby.
© The Peninsula Paris - Tea time au restaurant Le Lobby.

En 1922, l’ex-hôtel Majestic accueillait un dîner resté dans les annales, réunissant Igor Stravinsky, Sergueï Diaghilev, Pablo Picasso, Marcel Proust et James Joyce : la crème de la crème des artistes de l’époque. Un siècle plus tard, Le Lobby perpétue à sa manière cette tradition des grands rendez-vous parisiens. Sous sa majestueuse verrière, dans un décor restauré par des maîtres artisans français, l’heure du thé est une institution de la maison depuis 1928. Chaque après-midi, la cheffe pâtissière Anne Coruble en livre sa propre interprétation, entre bouchées salées et créations sucrées, comme la rosacée mangue, coriandre et riz gluant coco ou la tarte soufflée à la pêche blanche et à l’amande torréfiée.

L’heure dorée sur les toits

Rooftop "L'Heure Dorée" de l'hôtel The Peninsula Paris.
© Julie Limont / The Peninsula Paris - Rooftop "L'Heure Dorée" de l'hôtel The Peninsula Paris.

Quand le soleil décline à Paris, le rooftop L’Heure Dorée devient l’un des plus beaux postes d’observation du Palace. Face à la tour Eiffel et à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, on regarde les derniers rayons accrocher les façades haussmanniennes avant que la ville ne s’illumine peu à peu. Dans cette lumière de fin de journée, le chef David Bizet propose des plats à partager, accompagnés des créations sucrées d’Anne Coruble et d’une carte de cocktails. Une façon spectaculaire de débuter la soirée au-dessus des toits de Paris.

Dîner dans le ciel de Paris

Diner au restaurant étoilé L'Oiseau Blanc, au sommet de l'hôtel The Peninsula Paris.
© Raphael Metivet - Diner au restaurant étoilé L'Oiseau Blanc, au sommet de l'hôtel The Peninsula Paris.

Aérien aussi, L’Oiseau Blanc, deux étoiles au Guide Michelin, rend hommage au biplan disparu lors de la tentative de traversée de l’Atlantique Nord, sans escale, de Charles Nungesser et François Coli. Sa saisissante réplique semble encore voler en direction de la tour Eiffel. Mais c’est la vue panoramique sur Paris, depuis le 7ᵉ étage et la terrasse, qui accroche le regard. Dans l’assiette, le chef David Bizet signe une cuisine française ancrée dans les terroirs et ouverte aux inspirations contemporaines, à l’image du homard bleu à la flamme ou du pigeonneau rôti au teriyaki de cerise. Pour un dîner encore plus confidentiel, la Table Secrète accueille deux convives sur une terrasse privative face à la tour Eiffel, avec accès dédié et service de majordome. Idéal pour un rendez-vous romantique !

Un dernier verre chargé d’histoire

Bar Kléber à l'hôtel The Peninsula Paris.
© Arbes - Bar Kléber à l'hôtel The Peninsula Paris.

Entre les somptueuses boiseries de chêne de l’actuel Bar Kléber, Henry Kissinger participa, en 1973, aux négociations des accords de Paris sur le Vietnam. C’est dire la valeur historique du lieu. Aujourd’hui, le bar conserve ce décor d’apparat, entre miroirs majestueux, moulures dorées et tapisseries en soie brodées à la main, tout en cultivant une atmosphère chic et intimiste. L’histoire s’invite jusque dans les verres : baptisé « 1973 », l’un des cocktails signature associe cognac, Bénédictine, yuzu, eau de coco, pandan, gingembre et menthe, dans un hommage aux influences françaises, américaines et vietnamiennes.

Par Kévin Bonnaud

Chargé de communication éditoriale

Des ruelles de villages perchés à l’effervescence culturelle des grandes villes en passant par les paysages ressourçant en bord de mer ou en montagne, je tisse des récits pour inspirer les voyageurs français et internationaux.

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