Ancien relais de poste devenu « hôtel des rois » au XIXe siècle, Le Meurice n’a jamais cessé de se réinventer. Face au jardin des Tuileries, ce Palace parisien mêle décors Grand Siècle, fantaisie et création contemporaine, dans un esprit façonné depuis toujours par les artistes qui l’ont fréquenté.
Paris à ses pieds
Le Meurice, Rue de Rivoli, Paris, France

Au sommet du Meurice, Paris se dévoile à 360°. La Suite Penthouse Belle Étoile domine les toits de la capitale, de Notre-Dame à la tour Eiffel, depuis une vaste terrasse qui prolonge ses 620 m². À l’intérieur, lignes contemporaines, élégance classique et lumière naturelle se mêlent dans un décor pensé comme un grand appartement parisien. Cette suite emblématique donne le ton des 121 chambres et 39 suites du Palace, où styles classique et contemporain se répondent. Plus intime, La Parisienne joue pleinement la carte du refuge sous les toits : lucarnes, volumes ouverts, mobilier de style Louis XV, tissus raffinés et baignoire à pattes de lion composent un décor très parisien.
Dans l’assiette de Dalí
Restaurant Le Dalí, Rue de Rivoli, Paris, France

Le marquis le plus emblématique du Meurice est du XXe siècle : c’est Salvador Dalí ! Le Palace fut son pied-à-terre parisien pendant près de 30 ans et le restaurant éponyme lui rend toujours hommage. Grande draperie au plafond, fauteuils aux dossiers imprimés de dessins : imaginé par Philippe Starck, le lieu, tamisé à souhait, est à la fois étrange et chaleureux. Aux commandes, la cheffe Clémentine Bouchon revisite les grands classiques de la cuisine française avec une approche locale et de saison : soupe à l’oignon gratinée au Comté, ravioles de langoustines au beurre blanc au yuzu ou encore saumon à la flamme. Le restaurant arbore également le label Écotable, qui distingue son engagement en faveur d’une gastronomie plus durable.
Goûter en trompe-l’œil
Restaurant Le Dalí, Rue de Rivoli, Paris, France

À l’heure du goûter, le décor du Dalí change de registre avec le tea time imaginé par Cédric Grolet. Le chef pâtissier y revisite la tradition de l’« afternoon tea » en plusieurs temps : petits sandwichs au jambon affiné et truffe, brioche façon lobster roll ou saumon au caviar ouvrent le bal avant ses célèbres fruits en trompe-l’œil. Madeleines tièdes, brioches au sucre et scones fraîchement sortis du four complètent cette parenthèse gourmande, accompagnée de thés, cafés, chocolat chaud ou champagne.

L’art du lâcher-prise
Spa Valmont Hôtel Meurice, Rue de Rivoli, Paris, France

D’un carnet d’adresses à l’autre, Le Meurice et Valmont ont longtemps eu en commun des hôtes de renom, comme Coco Chanel. Aujourd’hui, le Spa Valmont du Meurice cultive une atmosphère feutrée entre cabines de soins, espaces de détente et cour arborée. Parmi ses rituels signature, un modelage du visage exclusif associe gestes manuels et Gua Sha, un outil de massage en jade ou en quartz issu de la médecine traditionnelle chinoise, pour favoriser le drainage et raviver l’éclat de la peau. Le spa propose aussi un rituel du cuir chevelu d’inspiration japonaise : massages du crâne, du visage, de la nuque et des épaules se prolongent sous une cascade d’eau chaude.
Versailles à table
Restaurant le Meurice Alain Ducasse, Rue de Rivoli, Paris, France

Hommage au Salon de la Paix du château de Versailles, le décor du Restaurant Le Meurice Alain Ducasse, tout en lambris dorés, pilastres de marbre et lustres de cristal, est grandiose. À l’image de la cuisine gastronomique doublement étoilée au Guide Michelin, supervisée par Alain Ducasse et orchestrée par le chef exécutif Amaury Bouhours : bar de ligne sur la braise, persil des marais et cardamome verte, ou homard bleu croustillant, navet, cerise et estragon. Le soir venu, les jeux de reflets sur les miroirs anciens renforcent la féerie de ce cadre Grand Siècle. Certains grands crus français issus de la cave du Palace, qui compte quelque 19 000 bouteilles, peuvent également être dégustés au verre au restaurant et à la Table du Chef, un espace privatif face à la cuisine.
Jazz en sourdine au Bar 228
Bar 228, Rue de Rivoli, Paris, France

Le Bar 228 a toujours eu ses inconditionnels, venus s’installer dans ses profonds fauteuils de cuir pour converser à l’abri des regards. Revisité par Philippe Starck, le décor mêle comptoir en marbre de Carrare, touches de cuivre, de laiton et d’acier aux bois sombres et aux fresques inspirées des fêtes champêtres du XVIIIe siècle à Fontainebleau. Le soir, les notes de jazz accompagnent une carte de cocktails imaginée par les barmen du Meurice : « 228 », au champagne, à la poire, au litchi et à la framboise, ou, sans alcool, « Jardin de Fontainebleau », à la menthe fraîche, au gingembre, au citron vert et au pimento. Une belle sélection de vins et de cognacs rares complète la carte.
Pour aller plus loin
En savoir plus :
Lire aussi :

Par Kévin Bonnaud
Chargé de communication éditoriale
Des ruelles de villages perchés à l’effervescence culturelle des grandes villes en passant par les paysages ressourçant en bord de mer ou en montagne, je tisse des récits pour inspirer les voyageurs français et internationaux.









