Quelles mesures sanitaires dans les Outre-mer français ?

En raison des mesures sanitaires liées au Covid-19 prises sur le territoire français, il n’est plus possible de voyager en France du 30 octobre au 1er décembre 2020. Pour suivre l’évolution des mesures en temps réel, nous vous conseillons de consulter le site Gouvernement / Info Coronavirus.

Pour vous permettre de (re)découvrir les richesses des départements français d’Outre-mer en toute sécurité, les professionnels du tourisme mettent en place de multiples protocoles sanitaires simples et efficaces. Tour d’horizon avant de vous envoler.

Depuis le 17 octobre, l'ensemble du pays est placé en état d'urgence sanitaire, et certaines métroples sont soumises au respect d’un couvre-feu de 21h à 6h. Les déplacements entre les différentes régions sont toujours possibles et les horaires habituels des transports sont maintenus. A compter du 24 octobre, 38 nouveaux départements ainsi que la Polynésie Française sont également concernés par le couvre-feu. Lire l'article Information Covid-19 : la situation en France.

Sauf cas exceptionnel, comme en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos depuis le 20 juillet (administrations, bibliothèques, lieux de culture, musées, salles de concert, cinémas, bars, restaurants, commerces...). Ponctuellement, les opérateurs privés peuvent également imposer le port du masque durant certaines activités.

Certaines restrictions supplémentaires peuvent s'appliquer en cas de passage de certains territoires d'Outre-mer en zone d'alerte renforcée ou maximale.

Les principales mesures prises dans les départements d’Outre-mer :


Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy)

Les voyageurs de plus de onze ans doivent justifier d’un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement et d'une attestation sur l’honneur précisant qu’ils ne présentent pas de symptômes et qu’ils n’ont pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de covid-19 dans les quatorze jours précédant le vol.

Les compagnies aériennes sont en droit de refuser à bord de leurs appareils toute personne ne présentant ni un test PCR négatif ni cette attestation sur l’honneur. Ces deux documents sont indispensables pour voyager.

Les motifs impérieux de déplacement ont également été supprimés le 22 juin. Le nombre de passagers par vol est déplafonné et le nombre de vols, progressivement augmenté, en accord avec les élus des territoires.

Concernant Saint-Martin, les conditions sont plus strictes depuis le 31 juillet dernier. Seuls les touristes français ou originaires de l’Union européenne peuvent s’y rendre, à condition de présenter un PCR négatif de moins de 72h et une attestation relative à un déplacement aérien.

À bord des avions et dans les aéroports, il est demandé de respecter les gestes barrières et la distanciation physique. Le port du masque y demeure obligatoire.

Du côté des professionnels antillais de l’hôtellerie et de la restauration, des protocoles sanitaires stricts sont prévus pour nettoyer et désinfecter les hébergements.


Tahiti et ses îles

Un couvre-feu est mis en place à partir du 24 octobre de 21h à 6h sur l'ensemble de la Polynésie française.

Certaines exceptions peuvent s’appliquer. Des dérogations sont prévues pour des raisons de santé, des raisons professionnelles, des raisons de transport, ou pour sortir son animal de compagnie dans un rayon de 1 km. Attestation disponible sur le site du gouvernement (Lien externe) .

La Polynésie française accueille de nouveau les voyageurs depuis le début de l’été. Depuis le 15 juillet, tout dispositif de quarantaine a été levé et les frontières de la Polynésie française ont été rouvertes aux touristes internationaux.

Avant l’embarquement, les voyageurs devront présenter un test RT-PCR effectué 72 heures avant le vol ainsi que le récépissé d’enregistrement sur la plate-forme en ligne ETIS.pf (Lien externe) (Electronic Travel Information System). Au quatrième jour du séjour en Polynésie française, les voyageurs doivent également réaliser un auto-prélèvement.

Le port obligatoire du masque et le respect des gestes barrières et de la distanciation physique devront être observés de l'aéroport de départ à l'aéroport d’arrivée. Ils prévaudront également dans tous les commerces, les navettes maritimes, les véhicules de transport terrestre publics et les gares maritimes. Des contrôles sont effectués régulièrement.

Les discothèques et boîtes de nuit demeurent fermées, les rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique ou dans tout lieu ouvert au public sont soumis à une déclaration préalable auprès du Haut-Commissariat, les restaurants et les débits de boissons doivent accueillir leurs clients assis, respecter une distance d’au moins un mètre entre chaque table et imposer le port du masque lors des déplacements au sein de l’établissement.

A noter que les navires de croisière ont repris leurs opérations depuis / vers Tahiti depuis le 15 juillet dernier. Il faut se rapprocher des compagnies Aranui ou Paul Gauguin pour connaître les modalités spécifiques d’accès en vigueur.

L’île de La Réunion

Les vacanciers français en provenance de métropole, de Mayotte ou de tout autre pays de l’océan Indien peuvent se rendre à La Réunion aux conditions suivantes : justifier d’un test RT-PCR négatif réalisé dans les 72 heures avant l’embarquement, présenter une attestation sur l’honneur précisant qu’ils ne présentent pas de symptômes et qu’ils n’ont pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 dans les 14 jours précédant le vol. Les passagers sans test PCR négatif et/ou sans attestation sur l’honneur seront refusés à l’embarquement.

Une fois à l’aéroport et dans l’avion, le port du masque de type chirurgical à usage unique est obligatoire pour toute personne âgée de plus de 11 ans. Les mesures d'hygiène et de distanciation sociale doivent être respectées.

Vous pourrez profiter de l’ensemble des activités sur place, toujours en veillant au respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale. Les véhicules de location sont aérés et désinfectés, le port du masque est obligatoire pour les vacanciers de plus de 11 ans dans les espaces communs des hébergements et l’accès aux infrastructures aquatiques, nautiques et de restauration et autres activités de loisirs est régulé.


Saint-Pierre et Miquelon

Les mesures s’appliquant au petit archipel français, situé dans le golfe du Saint-Laurent, aux abords du Canada, sont les mêmes que celles prévues pour les Antilles françaises et La Réunion.

La nécessité d’attester de motifs familiaux ou professionnels de nature impérieuse a été levée et les possibilités de déplacements, élargies.

Les voyageurs âgés de 11 ans et plus à destination de Saint-Pierre et Miquelon devront se soumettre à un test RT-PCR 72 heures avant leur embarquement. Ils devront également présenter une attestation sur l’honneur sur l’absence de symptômes liés au Covid-19 et qu’ils n’ont pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé dans les 14 jours précédant leur vol. L’absence de preuve d’un test négatif et/ou de cette attestation impliquera le refus d’embarquement.

A noter que les passagers ne sont plus soumis à une quarantaine à leur arrivée. Néanmoins, la préfecture préconise fortement de respecter une période d’auto-confinement de sept jours une fois arrivés à Saint-Pierre et Miquelon. A l’issue de cette septaine, ils bénéficieront d’un nouveau test RT-PCR.

Sur place, les consignes désormais habituelles prévalent : port du masque dans les lieux publics et les lieux fréquentés, respect de la distanciation sociale et des gestes barrières.

Guyane

Le département français situé sur le sol latino-américain n’a atteint le stade 3 de l’épidémie que le 15 juin dernier, comme l’a rappelé l’ex-ministre des Outre-mer Annick Girardin fin juin.

Par conséquent, dans le sens des départs de la métropole vers la Guyane et des Antilles vers la Guyane, les voyageurs n’ont plus besoin d’attester d’un motif impérieux pour pouvoir embarquer à bord d'un avion. Plus aucune quatorzaine n’est organisée à l’arrivée. Il sera en revanche nécessaire de présenter avant le départ un test PCR négatif et une attestation sur l’honneur.

Dans le sens des départs de la Guyane vers la métropole, un test doit aussi être réalisé par le passager et ce dernier doit justifier d’un motif impérieux de déplacement pour voyager. Aucune quatorzaine n’est prévue à l’arrivée. Pour les voyageurs souhaitant se rendre en Guyane depuis les Antilles françaises voisines, les voyageurs devront cette fois être testés (négativement) 72 heures avant de décoller et justifier d'un motif impérieux de déplacement.

Annick Girardin a rappelé sur place l’importance du respect des gestes barrières et du port du masque systématique dans les espaces publics et les espaces fermés très fréquentés.

Par ailleurs, un couvre-feu est en vigueur de 00h à 5h du matin, du dimanche au lundi, sur tout le territoire excepté pour Iracoubo, Montsinéry-Tonnegrande, Ouanary, Régina, Saint-Elie et Saul qui ne font l'objet d'aucune restriction de circulation.

Mayotte

Pour voyager entre la métropole et Mayotte, les voyageurs doivent présenter le résultat négatif de leur test PCR effectué 72 heures avant le vol, et doivent continuer de justifier d'un motif impérieux pour prendre l'avion (famille, travail, santé).

Dans le sens Mayotte-métropole, le motif impérieux est aussi nécessaire et les autorités recommandent de respecter une quarantaine à l’arrivée. Si une escale est effectuée à La Réunion (ou si La Réunion est la destination finale), un test PCR doit être réalisé.

Sur place, la population comme les touristes sont invités à limiter leurs déplacements et respecter les gestes barrières : "se laver souvent les mains, porter un masque, garder ses distances avec les voisins, les amis et collègues", rappelle l’Agence régionale de santé (ARS) de l’île.

Nouvelle-Calédonie

Afin d’éviter l'import de cas de coronavirus, peu présent dans l'archipel, et d’ainsi éviter la saturation de ses capacités hospitalières, la Nouvelle-Calédonie maintient des mesures sanitaires strictes. Ainsi, les vols internationaux réguliers au départ et à destination de la Nouvelle-Calédonie sont suspendus (sauf dérogations) depuis le 20 mars et ce, au moins jusqu'au 27 mars 2021– une mesure renouvelable. Les seules exceptions concernent les vols de rapatriements et de fret, soumis à autorisation, avec la métropole et Sydney.

Un test PCR doit être réalisé moins de 72 heures avant le vol dans le sens Paris-Nouméa, et le passager doit également présenter une déclaration sur l’honneur attestant de l’absence de symptômes d’infection au coronavirus et une attestation de déplacement dérogatoire en provenance ou à destination d’un territoire ultramarin soumis à motif impérieux (si concerné).

Preuve de la maîtrise de l’épidémie à destination, la quarantaine obligatoire des passagers qui arrivent en Nouvelle-Calédonie, par avion ou navire de plaisance, s’établit à quatorze jours dans un hôtel réquisitionné par le gouvernement. Ce dernier prend en charge la gestion logistique de la quatorzaine jusqu’à fin décembre au moins. Le nombre de places disponibles en quatorzaine hôtelière est plafonné à 300 chambres.

Le transport domestique terrestre, maritime et aérien est autorisé à l’intérieur de la Nouvelle-Calédonie et dans les eaux territoriales et intérieures, dans le respect des gestes barrières. Cette mesure inclut le transport de passagers, pour la desserte touristique ou non, des îles et îlots.

La navigation des paquebots, bateaux de pêche et navires de plaisance arrivant de l’étranger dans les eaux intérieures et territoriales de la Nouvelle-Calédonie reste aussi interdite. Les navires de plaisance battant pavillon français sur lesquels sont embarqués des résidents calédoniens sont en revanche autorisés à entrer dans les eaux territoriales et intérieures de la Nouvelle-Calédonie, sous certaines conditions. La navigation à titre privée est, quant à elle, autorisée.

Sur place, les mesures destinées à éviter la propagation du virus en Nouvelle-Calédonie ont été levées le lundi 15 juin. Le port du masque n'est plus obligatoire dans les transports en commun (terrestres, aériens, maritimes). Les gestes barrières et la distanciation physique doivent continuer d’être respectées, dans la mesure du possible.

A noter que les passagers en provenance de Wallis-et-Futuna – si testés négativement au Covid-19 – sont dispensés des mesures de quarantaine obligatoire à leur arrivée en Nouvelle-Calédonie (quatorzaine dans un hôtel réquisitionné). Les vols Aircalin à destination et en provenance de La Tontouta sont autorisés à retrouver leurs capacités standards définies par le transporteur, sans mesures de distanciation.


Wallis-et-Futuna

Plus autonomes que les autres départements ultra-marins, les territoires du Pacifique conservent une certaine autonomie dans la gestion de la crise du Covid-19. Il ne fait pas exception pour l’archipel de Wallis-et-Futuna, épargné par le virus et en zone verte. Les transports aériens reprennent progressivement entre la Nouvelle-Calédonie voisine et l’archipel, toujours en tenant compte des capacités hôtelières pour les isolements.

Un test PCR en amont du vol de départ doit être réalisé et son résultat (négatif) devra être présenté à l’embarquement à bord d'un avion. Un système de septaine est également en place à Wallis-et-Futuna, avec l’obligation d'un nouveau test négatif au bout d'une semaine.