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Vers une Maison de l’histoire de France

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La Maison de l'histoire de France, dont le lancement a été annoncé en janvier 2009, s’incarnera dans un réseau de grands musées nationaux qui en constitueront le premier cercle. Elle sera appelée à tisser des liens avec la communauté des historiens et avec les nombreux musées d'histoire présents partout en France.

La future Maison de l'histoire de France s’installera sur le site parisien des Archives nationales, dans le quartier du Marais en plein cœur de la capitale. Ce site regroupe les hôtels de Soubise et de Rohan autour de grands jardins. Les jardins des Archives nationales, actuellement fermés au public, seront d’ailleurs ouverts au public au printemps 2011. Dès la fin de l’année 2011, une première grande exposition donnera le coup d’envoi de la nouvelle institution en présentant ses grandes orientations scientifiques, culturelles et muséographiques.

Un musée d’Histoire de France, composé d’une galerie permanente et de nombreux espaces d’exposition temporaire, sera ensuite créé. Pour « donner vie à un passé aboli », ce musée devra se situer à la pointe de la modernité en termes de muséographie et d’accueil du public le plus large.

Si la Maison de l’histoire de France s’incarnera dans ce musée prestigieux, lieu d'expositions et d'échanges, elle se veut aussi une institution nationale au service de la diffusion de l'histoire. Riche d'une recherche en histoire internationalement reconnue, forte de ses « lieux de mémoire » et de très nombreux musées d'histoire, la France se doit de disposer d'une institution qui leur permette de dialoguer, de "faire l'inventaire le plus ouvert et le plus objectif possible de toutes les pistes de réflexion concernant l'histoire" selon les mots du ministre de la Culture.

Neuf musées nationaux constitueront le socle de la Maison de l’histoire de France

Ce grand projet fédèrera donc, à l'horizon 2012, neuf musées nationaux au sein d'un établissement qui leur permettra de s’impliquer dans ce projet collectif tout en conservant leur autonomie, notamment pour définir leur propre projet scientifique et culturel.

Grâce à leurs collections majeures et à leurs ressources scientifiques, ces neufs musées -le musée national de Préhistoire des Eyzies de Tayac, le musée des Antiquités nationales du château de Saint Germain-en-Laye, le musée national du Moyen-Âge de l’hôtel de Cluny à Paris, le musée national de la Renaissance du château d’Ecouen, le musée national du château de Pau, le musée national du château de Fontainebleau, le musée national de la Malmaison, le musée national du château de Compiègne et le musée des plans-reliefs aux Invalides- constitueront le socle de l’institution.

Cette « confédération » sera la tête de pont d’un réseau national et international visant à relier les nombreuses institutions dont le champ d’activité touche à l’histoire de France. Elle travaillera donc en lien étroit avec les musées, les sites historiques, mais aussi les universités et les centres de recherche. Elle sera aussi un forum au service des historiens et un portail numérique au service de la diffusion des connaissances et du débat historiques. Elle favorisera le développement d’une politique d’expositions ambitieuse.

Ouverte sur tous les champs de la recherche historique, lieu de débat et de questionnement, la Maison de l'Histoire de France aura à cœur de « créer un pont entre les historiens, les chercheurs et le grand public, dont la demande d'histoire ne se dément pas », selon le ministère de la Culture.

Aux côtés de la Maison de l'Histoire de France, les Archives Nationales continueront de se développer, tant à Paris au sein de ce nouveau lieu dédié à l'histoire que dans le cadre de leur nouvelle implantation, à Pierrefitte, en 2013.