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Suzanne Lenglen (1899-1938)
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Suzanne Lenglen
Portrait non daté de Suzanne Lenglen. © Staff / AFP
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Suzanne Lenglen
À l'orée des années vingt, elle révolutionne les codes vestimentaires en portant des jupes plus courtes pour mieux jouer. © AFP
C'est à l'âge de onze ans que Suzanne Lenglen commence le tennis avec la raquette offerte par son père pour qu'elle puisse jouer sur le court familial en terre battue à Marest-sur-Matz, petit village de l'Oise, près de Compiègne. Entraîné par son père, puis jouant au Tennis Club de Nice, elle atteint la finale du Championnat de France (Roland-Garros) en 1914, à quinze ans, et remporte les championnats du monde sur terre battue à Saint-Cloud. Mais sa carrière est interrompue par la Première Guerre mondiale.
En 1919, on redécouvre Suzanne Lenglen, alors âgée de 20 ans, en finale du tournoi de Wimbledon, sous les yeux du roi George V et de la reine Mary. À la surprise générale, elle remporte le match, et y enchaînera désormais les victoires jusqu'en 1926, remportant également six fois les internationaux de France en simple.
La légende est en route. Car, au-delà du succès, le style Lenglen fait sensation par sa grâce et la vitesse de ses déplacements. À l'orée des années vingt, elle révolutionne aussi les codes vestimentaires en portant des jupes plus courtes pour mieux jouer, et devient l'égérie de Jean Patou qui lance une jupe de soie aux genoux, et le célèbre bandeau de tulle.
En sept ans, elle remporte 241 tournois, dont 81 en simple, trois médailles olympiques (dont deux d'or), et signe une série de 171 victoires consécutives. Puis, en 1926, après être passée professionnelle, elle ouvre en 1927 une école de tennis, avant que son destin ne soit fauché à l'âge de 39 ans par une leucémie foudroyante.







