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  • Patrice de Mac-Mahon

    Patrice de Mac-Mahon

    Patrice de Mac-Mahon. © RMN-Grand Palais / image musée de l'Armée

  • Patrice de Mac-Mahon

    Patrice de Mac-Mahon

    © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Jean-Gilles Berizzi

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Unique président monarchiste de la IIIe République, Patrice de Mac-Mahon, respectueux des formes légales du pouvoir, servira tous les régimes jusqu'à la IIIe République.

Issu d'une famille irlandaise en France depuis le XVIIe siècle, saint-cyrien (1827), promu général de division (1852) après avoir fait carrière avec bravoure en Algérie, Mac-Mahon entre dans la légende le 8 septembre 1855, obligeant les Russes à abandonner Sébastopol par l'assaut du bastion de Malakoff, ce qui lui vaut la grand-croix de la Légion d'honneur et un siège de sénateur en 1856. Après l'avoir fait duc de Magenta et maréchal de France en 1859, Napoléon III le nomme gouverneur général de l'Algérie (1864-1870).

Rappelé en 1870 et placé à la tête du 1er corps de l'armée du Rhin, Mac-Mahon, blessé, est fait prisonnier à Sedan. Libéré peu après, placé à la tête de l'armée versaillaise par Thiers, sa répression de la Commune lui assurera l'estime des conservateurs de l'Assemblée.

Après la chute de Thiers, la majorité royaliste conservatrice le choisit en effet comme président de la République (24 mai 1873). Mais après l'adoption des lois constitutionnelles républicaines, il proclame la dissolution de l'Assemblée (1877). Les élections d'octobre 1877 ayant à nouveau donné la majorité aux Républicains, il ne lui reste plus qu'à "se soumettre ou se démettre" (Gambetta). Faisant les deux, après s'être soumis au gouvernement républicain Dufaure, il démissionne à la suite des élections sénatoriales de janvier 1879.