Allez au contenu Allez à la navigation Allez à la recherche Change language
Maurice Allais (1911-2010)
Si vous ne pouvez pas lire les médias,télécharger Flash Player.
-
Maurice Allais
© AFP / Gérard Fouet
À la fois économiste, physicien et historien, Maurice Allais n'a cessé, tout au long de sa carrière, de remettre en cause les idées reçues, y compris ses propres dogmes.
Maurice Allais est décédé le 9 octobre 2010, à Saint-Cloud en région parisienne, à l'âge de 99 ans. Il est le seul Français à avoir remporté en 1988 le "prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", équivalent du prix Nobel d'économie. Il est aussi l'économiste qui a su anticiper, bien avant la crise actuelle, les dysfonctionnements du système financier international.
Sorti major de l'école Polytechnique en 1933, il est d'abord un défenseur acharné du libre-échange. Il crée ainsi en 1947 aux côtés de Friedrich Hayek et Milton Friedman la Société du Mont Pélerin, lieu de rencontre informelle entre économistes favorables au marché libre et à une "société ouverte".
Professeur à l'école des Mines jusqu'à sa retraite en 1980, le prix Nobel vient couronner le développement de théories pionnières permettant une meilleure compréhension du comportement des marchés et de l'utilisation efficiente des ressources. Sa fameuse "métaphore du voyageur de Calais" démontre ainsi le caractère relatif de la notion de coût qui dépend davantage d'une série de décisions et de leurs conséquences que des caractéristiques propres d'un bien ou d'un service. Le paradoxe d'Allais, démontré en 1953, a également permis d'importants développements en théorie de la décision et en économie comportementale.
Au cours des années 90, Maurice Allais s'éloigne des théories économiques libérales de l'école de Chicago et dénonce certaines dérives du libre-échangisme et de la mondialisation. Il se prononçait depuis pour une réforme du système financier international.










