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  • Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné

    Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné

    Dessin au pastel, Robert Nanteuil (1623-1678), Musée Carnavalet. © RMN-Grand Palais / Agence Bulloz

  • Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné

    Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné

    Peinture, Claude Lefebvre (1632-1675), Musée Carnavalet. © RMN-Grand Palais / Agence Bulloz

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Femme de lettres, célébrée en son temps comme femme d'esprit mais non comme épistolière hors du commun, c'est dans sa correspondance avec sa fille que Madame de Sévigné offre l'exemple d'une œuvre involontaire : l'important était pour elle que sa lettre parte deux voire trois fois par semaine pour atteindre sa fille.

Née à Paris d'un gentilhomme bourguignon et d'une fille de financier, Marie de Rabutin-Chantal, orpheline à sept ans, est élevée dans le Marais au sein de sa famille de Coulanges qui lui donne une éducation moderne à base de conversation et de lectures. Mariée à dix-huit ans à Henri de Sévigné, homme volage, toujours prêt à tirer l'épée, qui lui donnera deux enfants – Marie-Françoise et Charles – et des terres en Bretagne, Madame de Sévigné se retrouve veuve à vingt-cinq ans après la mort en duel de son mari.

Douée pour la vie mondaine, elle règne alors à la cour de Fouquet et dans les salons comme celui de Madame de La Fayette, se partageant entre l'Hôtel Carnavalet où elle habite à Paris et son château des Rochers en Bretagne. En 1669, elle donne sa fille, "la plus jolie fille de France",  en mariage au comte de Grignan. Le 6 février 1671, quand la marquise écrit à sa fille, partie rejoindre son mari nommé lieutenant-général en Provence par Louis XIV, elle vient d'avoir quarante-cinq ans. Cette lettre est la première d'une série qui durera jusqu'à sa mort, vingt-cinq ans plus tard.

« La mémoire est dans le coeur. »

Madame de Sévigné