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Jules Ferry (1832 – 1893)
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Portrait de Jules Ferry
© AFP
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Jules Ferry approuvant les plans de la Nouvelle Sorbonne
© RMN-Grand Palais / Agence Bulloz
Né à Saint-Dié, Jules Ferry, avocat et homme politique, grande figure de la République, fut aussi très critiqué à son époque. Nommé maire de Paris après la déchéance de Napoléon III, les restrictions alimentaires qu'il impose au peuple de Paris assiégé par l'armée prussienne le rendent impopulaire. Hostile à la Commune, il finit par fuir la capitale.
C'est comme député des Vosges qu'il revient (1871). Après avoir été ministre plénipotentiaire en Grèce sous le gouvernement Thiers (1872-1873), il retrouve sa place à la Chambre où il devient l'un des chefs de l'opposition au gouvernement du monarchiste Mac-Mahon, remplacé en janvier 1879 par le républicain Jules Grévy.C'est alors que Jules Ferry occupe les postes de ministre de l'Instruction publique puis de Président du Conseil.
Libre-penseur, franc-maçon, il établit des écoles normales primaires pour assurer la formation d'instituteurs laïcs et exclut l'Église du Conseil supérieur de l'Instruction publique (1879-l880). La gratuité est votée en juin 1881, l'obligation scolaire (entre 6 et 13 ans) et la laïcité en mars 1882. Une école de jeunes filles est fondée à Sèvres. Sous les deux ministères Ferry sont votées les lois de liberté de réunion et de liberté de la presse et la loi Waldeck-Rousseau de liberté syndicale. Mais devenu ministre des Affaires étrangères, sa politique d'expansion coloniale lui vaut l'hostilité de la droite nationaliste et de la gauche radicale de Clemenceau. Il doit démissionner, le 30 mars 1885.













