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Georges Clemenceau (1841 – 1929)
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Georges Clemenceau
© RMN-Grand Palais / image musée de l'Armée
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Georges Clemenceau dans les tranchées
Georges Clemenceau dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale. © AFP
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Georges Clemenceau
© RMN-Grand Palais / image RMN
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Georges Clemenceau
© RMN-Grand Palais (Château de Blérancourt) / Gérard Blot
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Georges Clemenceau
Signature du traité de Versailles. © DPA/AFP
Issu d'une famille de républicains vendéens, Georges Clemenceau se voue à la chose publique à la chute du Second Empire en 1870. Maire de Montmartre, puis député d'extrême gauche de la Seine, il démissionne pendant la Commune. Président du Conseil de Paris en 1874, puis à nouveau député en 1876, multipliant les mots, il entame une carrière de « tombeur de ministères », notamment ceux de Gambetta puis de Ferry, et fonde le journal La Justice.
Élu député du Var en 1885, il est battu aux élections de 1893 après avoir été impliqué par ses adversaires dans le scandale de Panama. Il se réfugie alors dans le journalisme, devenant en 1897 éditorialiste du nouveau quotidien L'Aurore. S'engageant aux côtés des défenseurs du Capitaine Dreyfus, il y publie le célèbre « J'accuse » d'Emile Zola (13 janvier 1898). Ministre de l'Intérieur (1906) et président du Conseil, se proclamant « premier flic de France », il organise la répression de la grève des mineurs du Pas-de-Calais, ce qui provoquera sa rupture avec les socialistes.
Renversé en juillet 1909, il fonde et dirige le journal d'opposition L'Homme libre qui (censuré) devient L'Homme enchaîné jusqu'en novembre 1917. Alors appelé par Raymond Poincaré à diriger le gouvernement et à "faire la guerre", il galvanise le patriotisme et impose aux Alliés le commandement unique de Foch. À l'armistice, sa popularité est à son comble en France. Président de la conférence de la Paix, le "Père la Victoire" obtient la restitution de l'Alsace-Lorraine et est l'artisan français du Traité de Versailles, draconien pour l'Allemagne vaincue et aboutissant au démantèlement de l'empire austro-hongrois. En 1920, battu à l'élection pour la présidence de la République, il se retire en Vendée.






