Écrivain et philosophe français, Denis Diderot, né à Langres, est fils d'un maître coutelier. Après des études chez les jésuites, on le tonsure en 1726 et il vient à Paris en 1728. Devenu maître ès arts en 1732, il s'instruit, mène une vie de bohème.
En 1742, il se lie avec Rousseau. En 1748, L'Esprit des lois de Montesquieu inaugure ce qui fut baptisé l'ère des Lumières. De 1747 à 1766, Diderot y prend une part active en dirigeant l'Encyclopédie avec d'Alembert : pour cet ouvrage monumental visant à rendre compte du progrès humain sous toutes ses formes, il obtient les contributions notamment de Voltaire, Rousseau, Montesquieu ou Buffon.
D'abord déiste (Pensées philosophiques, 1746), il défend un matérialisme athée dans sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749) qui lui vaut d'être jeté en prison à Vincennes. Quand il en sort, il se lie avec Grimm, d'Holbach, donne la Lettre sur les sourds et muets (1751), publie ses Pensées sur l'interprétation de la nature (1753), rencontre Sophie Volland (1754). Au Fils naturel en 1757 (joué en 1771), il adjoint le Discours sur la poésie dramatique (1758), un mois après Le Père de famille (joué en 1761).
Tout en se consacrant aux dix derniers tomes de l'Encyclopédie, interdite dès 1759 pour sept ans, il publie ses romans La Religieuse (1761) et Le neveu de Rameau (1762). Les Salons feront alors de Diderot un des créateurs de la critique d'art (Essais sur la peinture). Libéré de l'Encyclopédie, il se consacre au Rêve de d'Alembert (1769), au Supplément au voyage de Bougainville (1772) et à Jacques le fataliste et son maître (1773).










