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Cosmetic Valley : premier réseau mondial de la parfumerie cosmétique

Entreprendre et réussir en France Centre

Cosmetic Valley : premier réseau mondial de la parfumerie cosmétique

Des matières premières au packaging, la Cosmetic Valley réunit de nombreux métiers de la filière parfumerie-cosmétique comme ici : la formulation soin. © Cosmetic Valley

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Situés au cœur de la France, entre région Centre et Haute Normandie, six départements, des vallées de la Loire et de la Seine forment un réservoir industriel exceptionnel de savoir et de savoir-faire dans les différents métiers de la parfumerie-cosmétique - des matières premières au packaging – qui a été labellisé « pôle de compétitivité » en 2005. Retour sur un succès collectif.

Un écosystème à la pointe de l'innovation

Avec 550 entreprises, 63 000 emplois, 84 projets R&D, 7 universités, 200 laboratoires publics, 8 600 chercheurs, 18 milliards d'euros de chiffre d'affaires… la Cosmetic Valley constitue un réseau d'échanges, de synergies et d'innovation riche et dynamique !

La Cosmetic Valley, ce sont aussi de grands noms et de grandes marques : Dior, Guerlain, Chanel, Shiseido, Puig, Hermès, Caudalie, L'Oréal, pour ne citer qu'eux ; les parfums Elie Saab et Annick Goutal sont les nouvelles marques phares du pôle. Mais 80 % des membres de la Cosmetic Valley sont des PME, experts dans des domaines très divers : marketing, plastique intelligent, étiquetage, contrôles microbiologiques ou même systèmes de pulvérisation.

Résolument tourné vers l'avenir, le pôle place l'innovation au cœur de ses sept domaines d'action stratégiques - la formulation, le sensoriel, le végétal, le packaging, les espaces de vente, l'olfaction et la mesure. Par exemple, le projet d'excellence Cosmétopée vise à enrichir l'offre de matières premières par la recherche de nouveaux ingrédients et principes actifs d'origine végétale. Pour cela, chercheurs et entreprises recensent les plantes et les rituels de beauté ancestraux qui se transmettent oralement depuis des siècles.

La vocation interdisciplinaire du pôle a aussi permis de créer le premier Institut des Biomédicaments et Cosmétiques, à vocation internationale, qui proposera des formations en alternance dans ce domaine nouveau.

Eco-responsabilité et visibilité à l'international

Les dirigeants de la Cosmetic Valley insistent aussi beaucoup sur le label « made in France », « un formidable drapeau », que la Cosmetic Valley déploie sur l'ensemble des salons et des congrès, notamment en mai dernier à la China Beauty Expo à Shanghai ou au Beauty World Middle East de Dubai. Cette année, le pôle participera au Beyond Beauty au Parc des Expositions à Paris, du 10 au 12 septembre, et au Cosmoprof Asia à Hong-Kong, du 16 au 18 novembre.

Pour les membres du pôle, « le développement durable doit figurer parmi les valeurs fortes véhiculées dans l'affichage du « Made in France » ». Depuis 2010, la Cosmetic Valley se mobilise en faveur du développement durable via le lancement de la charte « Pour une Cosmetic Valley Eco-responsable » garantissant qualité et sécurité des produits et des services, et respect de l'environnement. Les candidats, passés au crible selon 34 critères de performance, se voient attribuer de 1 à 4 pivoines, à l'instar de la société SCA Packaging Nicollet (emballages imprimés en papiers légers) qui en a reçu 4 le 28 juin dernier. Parmi les points forts de cette entreprise : achats responsables, longévité des emplois et bien-être des salariés.

De nouvelles perspectives

Si 50 nouveaux sites et 7 500 emplois ont été créés sur le périmètre de la Cosmetic Valley depuis sa naissance en 1994, 33 métiers stratégiques et 1 500 emplois supplémentaires devraient voir le jour d'ici à 2015, selon une étude prospective menée en février 2011. D'ici là, la priorité du Président du pôle, Marc-Antoine Jamet, par ailleurs Secrétaire Général de LVMH, reste d'obtenir le label « pôle de compétitivité mondial », avec des financements renforcés. Le pôle devra alors élargir ses compétences et nouer de nouveaux partenariats avec d'autres régions comme l'Ile-de-France et la Haute-Normandie.

« Le développement durable doit figurer parmi les valeurs fortes véhiculées dans l'affichage du « Made in France ». »