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Le tourisme, secteur clé de l’économie française

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Premier secteur économique en France, le tourisme rapporte plus de 30 milliards de recettes chaque année dans l'hôtellerie, les commerces, les loisirs, etc. Le tourisme contribue au dynamisme de l'économie nationale et génère près d’un million d’emplois, dont de nombreux emplois pour les jeunes.

La France est sans doute le pays qui possède la plus grande densité de monuments, de musées, de festivals mais aussi de lieux pittoresques ou remarquables. Elle est devenue, depuis les années 1990, la première destination touristique au monde, devant les États-Unis ou l’Espagne (côté recettes, la France arrive néanmoins après ces deux pays). Le montant de la production de services touristiques (84,7 milliards d’euros en 2009), la part de la valeur ajouté dans le PIB (41,6 milliards Euros, soit 2,4% du PIB) est très importante, supérieure à celle de secteurs clés de l’économie comme l’énergie (30 milliards d’euros), l’agriculture (30 milliards d’euros), les industries agro-alimentaires (25,7 milliards d’euros), ou l’automobile (11,2 milliards d’euros).  Principal organisme de promotion de la France en tant que destination touristique, l’agence nationale Atout France s’est fixée des objectifs ambitieux.

Le tourisme en France, ce sont également près d’un million d’emplois directs et de très nombreuses entreprises –250 000 PME ou TPE-. Et tout un secteur, l’hôtellerie-cafés-restauration, qui dépend étroitement de l’apport du tourisme.

Par l'extension du tourisme de masse, l'attrait pour les régions ensoleillées et le littoral, le développement des sports d'hiver, le tourisme a généré de nombreuses infrastructures et suscité de grands programmes d'aménagement, tant sur le littoral qu'à la montagne, au cours des décennies 1960 à 1980 : plan Neige de 1964, mission Racine pour le Languedoc-Roussillon, mission interministérielle d’aménagement de la Côte Aquitaine (MIACA), etc. De tels aménagements, objets de grands plans nationaux, ont considérablement modifié l'économie de ces territoires grâce aux infrastructures et aux équipements d’accueil réalisés. Nombre de régions touristiques sont desservies par des voies de communication à haut débit (autoroutes, LGV, aéroports,..) qui sont souvent saturées en périodes de vacances. La loi Montagne de 1985 et la loi Littoral de 1986 ont, les premières, permis de répondre à une demande de protection des milieux naturels dans ces zones acquises au tourisme.

Un tiers de la consommation touristique en France est dû aux touristes étrangers. Le bilan du tourisme (balance entre les dépenses des touristes étrangers en France et celles des touristes français à l'étranger) dégage chaque année un solde positif de plus de 10 milliards d'euros, désormais supérieur à celui de l’industrie automobile.

Dans un secteur mondial et européen en forte concurrence, la politique française s'attache activement à augmenter la plus-value du tourisme, en renforçant à la fois ses atouts culturels et naturels mais aussi en développant des tendances émergentes telles que le tourisme d'affaires ou des secteurs de « niche » (croisières, tourisme religieux...). Priorité aussi au développement du tourisme des Outre-Mer, qui disposent d’énormes atouts : lagons les plus  beaux et les plus sauvages du monde, plages, montagnes et saveurs locales uniques.

Le départ en vacances, une exigence sociale

Le premier facteur à l’origine du développement massif du tourisme français est l’avènement en 1936 des congés payés, et notamment leur allongement progressif à cinq semaines en 1982. Les Français salariés disposent donc aujourd’hui de cinq semaines de congés payés, et souvent davantage pour ceux qui bénéficient de « jours de RTT » (réduction du temps de travail). Très tôt, les pouvoirs publics, le secteur associatif et les entreprises au travers de leurs comités de salariés, se sont attachés à faciliter le départ en vacances des Français. Des dispositifs d'aide au départ ont été créés, comme le chèque vacances, qui assurent une certaine égalité face aux vacances y compris pour les faibles revenus, et font des congés un droit social auquel nos concitoyens sont très attachés (environ  20 % des partants reçoivent une aide).