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Quand les Parisiennes font leur cinéma

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A l'écran, la Parisienne incarne à la fois le romantisme et l'élégance de la Ville Lumière. C'est l'un des grands mythes du cinéma français, apprécié à l’étranger.

Filmée en permanence, Paris a autant inspiré les cinéastes français qu'étrangers. Souvent, ils ont fait de ses habitantes l'incarnation de la ville. Billy Wilder a transformé la rue Saint-Denis en un quartier haut en couleurs grâce à Shirley MacLaine dans Irma la douce. Jean-Pierre Jeunet a filmé  Montmartre en suivant les traits d'Audrey Tautou dans Amélie Poulain et Jean-Luc Godard, dans A bout de souffle, a changé les Champs Elysées grâce à… l’actrice américaine  Jean Seberg !

La Ville Lumière est tout aussi diverse que le sont ses Parisiennes. Dans les quartiers populaires, elles ont le caractère bien trempé d’Arletty,  (Hôtel du Nord de Marcel Carné) ou de Simone Signoret (Casque d'or de Marc Allégret). A la Sorbonne, Sophie Marceau (L'étudiante de Claude Pinoteau),  s'interroge sur le sens de la vie comme sur celui de l'amour.

La France, patrie du romantisme, sa capitale, ville de la passion, verra Brigitte Bardot dans La Vérité de Clouzot aller jusqu'au suicide. C'est également une ville d'artistes comme Juliette Binoche, peintre aveugle dans Les amants du pont-neuf de Leos Carax, ou de mystérieuses intellectuelles comme dans les films d'Arnaud Desplechin.

Qu'elle soit riche ou pauvre, triste ou joyeuse, bourgeoise ou rebelle, la Parisienne reste élégante. Que cette élégance soit spirituelle ou… vestimentaire. Audrey Hepburn, jamais à court de robes dans Charade, revient transformée en femme du monde de son séjour à Paris dans Sabrina.

A suivre le cinéma, il semblerait ainsi que toute femme, filmée à Paris, soit susceptible de se transformer en Parisienne…