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  • Chorégies d'Orange

    Chorégies d'Orange

    "Chorégies et concerts". © Gromelle Grand Angle - CHO 2008

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Par le Théâtre antique où elles se déroulent chaque été, haut lieu de spectacles à l'époque romaine et seul édifice du genre à avoir conservé son mur acoustique, et par tous les grands noms de l'art lyrique qui s'y sont produits et continuent de s'y produire, le prestige international des Chorégies d'Orange ne cesse, au fil des ans, de se confirmer.

Historique des Chorégies

C'est le plus ancien festival de France – le premier à avoir réhabilité le spectacle en plein air. Originellement nommé "Fêtes romaines", avec une première représentation en 1869 de l'opéra Joseph du compositeur français Mehul, la vocation du Théâtre antique d'Orange, qui vient alors tout juste d'être restauré, est d'abord de retourner aux sources des grandes tragédies gréco-romaines. En 1902, le festival, désormais programmé chaque été, prend le nom de "Chorégies", du grec choreos, et accueille des grands noms de la scène française, comme Sarah Bernhard dans Phèdre en 1903. Mais, à partir de 1969, la partie théâtre des Chorégies se déplace au festival d'Avignon. En 1971, commencent les "Nouvelles Chorégies", qui donnent à l'art lyrique l'exclusivité, et connaissent un succès international immédiat avec la mise en scène de grandes œuvres comme La Tosca de Puccini, Aida de Verdi ou encore Carmen de Bizet, interprétées par les plus grands artistes lyriques (Barbara Hendrix, Placido Domingo, Montserrat Caballé…)

Le "Mur" du Théâtre antique

Héritage de la Rome impériale, construit au 1er siècle de notre ère, le Théâtre antique d'Orange, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, est le théâtre le mieux conservé d'Europe. Il peut accueillir 8 600 spectateurs, et a conservé son "Mur" de scène (103 mètres de long, 37 mètres de haut), ce qui est un privilège considérable, puisqu'il est la garantie d'une acoustique exceptionnelle, et constitue le décor architectural du théâtre.