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Exposition Soulages XXIe siècle au musée des Beaux-Arts de Lyon

Actualités Arts et culture 20ème et 21ème siècles

Peinture 181 x 405 cm, Acrylique sur toile © Adagp 2012 / V. Cunillère

Peinture 181 x 405 cm, 12 avril 2012, Acrylique sur toile. Coll part © Adagp 2012 / V. Cunillère

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En écho à l'acquisition récente de trois œuvres de Pierre Soulages, et à l'occasion du nouvel accrochage des salles du XXe siècle, le musée des Beaux-Arts de Lyon accueille du 12 octobre 2012 au 28 janvier 2013 une exposition qui, sans tenir lieu de rétrospective, comme celle du centre Pompidou en 2009, présente une vingtaine d'œuvres les plus récentes du peintre, actualisant sa recherche sur l'Outrenoir.

"Cette lumière secrète venue du noir"

Si Pierre Soulages, né en 1919 à Rodez, est resté fidèle à son engagement, dès les années 1940, en faveur d’une peinture abstraite qui fait de la couleur noire son signe distinctif, le "vrai" instrument de sa peinture n’est pas pour autant le noir en tant que tel. Son vrai instrument, c’est "la lumière réfléchie par des états de surface du noir" (états fibreux, lisse, etc.), c’est-à-dire "cette lumière secrète venue du noir, d’autant plus intense dans ses effets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière".

"Cette lumière secrète venue du noir"

Si Pierre Soulages, né en 1919 à Rodez, est resté fidèle à son engagement, dès les années 1940, en faveur d'une peinture abstraite qui fait de la couleur noire son signe distinctif, le "vrai" instrument de sa peinture n'est pas pour autant le noir en tant que tel. Son vrai instrument, c'est "la lumière réfléchie par des états de surface du noir" (états fibreux, lisse, etc.), c'est-à-dire "cette lumière secrète venue du noir, d'autant plus intense dans ses effets qu'elle émane de la plus grande absence de lumière". C'est pour ce phénomène optique désignant une lumière inséparable du noir et qui la reflète que Soulages a finalement inventé le mot Outrenoir : quand la lumière advient par le travail de la matière, au sein et au-delà du noir.

Un événement culturel majeur

Trois œuvres de Pierre Soulages, datant de 1947 (Brou de noix sur papier), de 1967 (Peinture 202 x 143 cm) et de 2009 (Peinture 181 x 244 cm, triptyque) ont récemment rejoint les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon, à l'occasion du nouvel accrochage des collections d'art moderne, au début du mois de mars 2012. Représentant trois périodes du travail de l'artiste sur plus d'un demi-siècle, ces trois œuvres viennent enrichir de manière significative la collection d'art abstrait du musée.

En effet, nous apportant la vision des premières œuvres réalisées, entre 1947 et 1949, au brou de noix sur papier (traditionnellement utilisé par les artisans plutôt que par les peintres), puis des toiles des années 1960 qui tendent vers une plus grande spatialité qui ne fera que s'amplifier, nous arrivons aujourd'hui à ce que Soulages a qualifié tout d'abord de "noir lumière", puis d'Outrenoir. Ainsi, dans le triptyque de 2009 nouvellement acquis, la lumière naît d'une toile entièrement recouverte d'un noir unique, mais qui échappe au monochrome, offrant à la fois des registres de lectures séparées et une vision globale d'une lumière "reflétée, transmutée par le noir".

C'est à l'occasion de l'arrivée de ces trois œuvres dans ses collections que le musée des Beaux-Arts de Lyon a décidé d'accueillir, en partenariat avec la villa Médicis, une vingtaine d'œuvres les plus récentes de ce représentant majeur de l'abstraction.